L'Art du voyage

Nos voyages expriment, si mal que ce soit, une compréhension de ce que la vie pourrait être, en dehors des contraintes du travail et de la lutte pour la survie… On nous abreuve de conseils au sujet de destinations possibles, mais on ne nous parle guère des raisons que nous pouvons avor d'y aller – bien que l'art du voyage semble soulever naturellement un certain nombre de questions ni si simples, ni si futiles que cela…

Dans ce nouvel ouvrage, Alain de Botton va nous entraîner dans l'exploration des satisfactions et des déceptions que le fait de voyager génère.

Il va nous parler – entre autres sujets – des aéroports, de la réception des bagages, des amours de vacances aussi bien que du mini-bar dans une chambre d'hôtel. Nous allons réfléchir avec lui sur les motivations plus ou moins cachées qui nous poussent à partir de chez nous, nos attentes en arrivant «ailleurs», nos déceptions et les complications qui peuvent s'ensuivre. Avec Alain de Botton, on ne voyage qu'en excellente compagnie: voici pour nous accompagner Flaubert, Baudelaire, Van Gogh, Ruskin et Huysmans, plus quelques autres. Avec un subtil dosage d'érudition et d'humour, nous avons le parfait antidote à tous ces guides qui nous disent ce que nous devons faire et voir «là-bas». L'art du voyage, lui, tente de nous expliquer pourquoi nous avons voulu y aller et comment nous pourrions apprendre à y être plus contents. Ou simplement heureux.

Presseschau

Les palmiers qui s'inclinent devant la plage blanche, le soleil, la mer: tout est comme sur la photo. Pourtant, le bonheur promis n'est pas au rendez-vous. Est-ce une disposition du corps ou de l'esprit dépaysés? Le fait que l'image ignorait délibérément le contexte, le bidonville derrière l'ensemble hôtelier, par exemple? Tout le monde a vécu cette expérience qu'Alain de Botton analyse avec humour en ouverture de son manuel pour voyageurs. Comme dans ses autres ouvrages (Comment Proust peut changer votre vie, Les Consolations de la philosophie), le jeune auteur, né à Zurich mais vivant à Londres, convoque peintres et écrivains à l'appui de son propos. Il se met drôlement en scène lui-même, avec ses petits malaises et ses bonheurs, trouve des échos chez Joyce, Flaubert, Wordsworth ou encore Humboldt et confronte ses photographies avec les œuvres des peintres romantiques. Il suit même sagement le «circuit Van Gogh» avec un groupe de touristes dans la campagne provençale, un grand moment de L'Art du voyage (The Art of Travel). Un élégant et plaisant guide de l'ailleurs et des raisons d'y aller. (Isabelle Rüf, Le Temps, 10.05.2003)

His own travels are less engagements with the Other than with the self. So a familiar nostalgia creeps in. Should he (or we) be somewhere other than we are? […]
De Botton understands this sense of displacement, but he recognises, too, that the real trouble may lie in the country of the self. He is not himself a happy traveller. […] The living jumble of a city is sometimes too much for him; he is scared to go into downtown Madrid restaurants. His only journey beyond Europe is made within the safety of a group. […]
The Art of Travel is pervaded by melancholy – by travel less as engagement than as solace. But it is an elegant and subtle work, unlike any other. Its delicate intelligence rarely falters. […]
All in all, it would be futile to search in this beguiling book for the robuster arts of travel. The dynamic, changing journey which – for its own sake – may fascinate and engulf the traveller is alien to de Botton. Such involvement means the loss of self-consciousness, and his subject is self-knowledge. (Colin Thubron, The Times, 15.05.2002)

Alain de Botton aborde le thème des voyages, révélateurs psychologiques d'une quête éternelle de bonheur. Un roman pour «apprendre à bien voyager» et donc «à bien regarder». Charme acidulé, désinvolture cultivée, ironie douce-amère...: il y a de nombreuses raisons d'admirer la prose d'Alain de Botton. Mais il en est une qui dépasse toutes les autres. Dit comme ça, cela a l'air un peu simplet, mais pourquoi s'embarrasser de périphrases? Cette façon qu'il a de nous faire sourire pendant 300 pages est irrésistible. […] (Florence Noiville, Le Monde, 16.05.2003)

Qu'on ne s'y méprenne pas. L'Art du voyage n'est pas un manuel à l'usage des aventuriers, encore moins un guide de voyage. Rendu célèbre par un best-seller surprise traduit en vingt langues, Comment Proust peut changer votre vie, Alain de Botton fait partie de ces écrivains qui ne peuvent s'empêcher de philosopher. Mais, loin de vous rebuter, il le fait avec talent, sincérité et humour. Ce poète dans l'âme voyage avec les meilleurs guides: Huysmans, Flaubert, Baudelaire, Ruskin et le peintre Edward Hopper. Cela dit, Botton voyage comme la majorité des touristes. Il feuillette les catalogues d'agences en rêvant de cocotiers, regarde comme un enfant par le hublot de l'avion, s'émerveille devant un panneau rédigé en flamand (comble de l'exotisme, donc promesse de bonheur) et se réjouit de trouver un peignoir dans la salle de bains de l'hôtel. (Yves Couprie, www.routard.com)

Einer, dem jede Landebahn, jede Autobushaltestelle schon zum Ort der Sehnsucht und der Versprechungen wird, ist der junge Philosoph und Publizist Alain de Botton. In seinem wunderbar leicht und anregend geschriebenen Buch Kunst des Reisens geht er der Frage nach, was es eigentlich ist, dass uns Jahr für Jahr wieder die Koffer packen und die Flugzeuge besteigen läßt. (Iris Radisch, Hessischer Rundfunk)

Chi conosce già i libri di Alain de Botton sa che cosa troverà in questo nuovo titolo. Come accaduto in precedenza con Come Proust può cambiarvi la vita incontrerà riferimenti letterari importanti e come in Le consolazioni della filosofia individuerà uno scopo nuovo nella lettura di testi già conosciuti o nella visione di opere d'arte anche celeberrime. Questa volta la "scoperta" riguarda il tema del viaggio e come alcuni autori importanti della letteratura internazionale abbiano descritto città e paesaggi in tutto il mondo. Si parte in questo itinerario "guidato" da Controcorrente di Huysmans, in compagnia del suo protagonista, il celeberrimo Des Esseintes, per visitare le Barbados con De Botton. Non ha importanza tanto la destinazione, quanto il modo di affrontare questa esperienza e le conclusioni che se ne possono trarre. (Grazia Casagrande/Giulia Mozzato, Caffè Letterario)

Insomma, la lezione di Alain de Botton è che al vero viaggiatore non occorrono sublimi spettacoli della natura impregnati della presenza di Dio per provare l'ebrezza di uscire da se stesso e rigenerarsi; e che il mondo lo si può apprezzare anche senza muoversi da casa, purché l'abitudine non ci renda ciechi. (Silvia Ugolotti, Il Giornale di Brescia)

De Botton often seems unable to enjoy himself no matter where he is. If The Art of Travel is a self-help book – or at least a guide to better living – then it seems the person de Botton is setting out to help is himself. "I think all my books have been attempts to help me," he says. "That's where I start from." (Chris Wright, The Boston Phoenix, 29.08.2002)

The interplay of everyday experience with biography is a nimble literary device which produces a kind of instruction book to modern travel. De Botton strolls through life, reflecting on his journeys then sharing what he has learnt from his guides. He has done the legwork and wants us to benefit from his new knowledge. Which could be seen as patronising if the writing was not in itself a humble act of self-betterment. (Rory MacLean, The Sunday Times)

Once again, de Botton's desire to teach at all times, and his refusal to consider practical needs smaller than abstract ones – just as he wanted Proust to change your life, he now wants Baudelaire to help you endure airports more easily – makes his writing not only shapely but somehow ingenious and lovable even in its wildest flights. (Adam Gopnik, The New Yorker, 11.09.2002)