Dernier dimanche de mars Roman
Au coin d’une rue, des badauds écoutent un concert. Auguste croise le regard d’une passante, une cicatrice poignante déchire le sourcil de son œil mousse et reprend son sillon sur la joue gauche, une fêlure qui raconte un roman. Une noce secrète. La police disperse la foule. Ils se perdent de vue. Auguste retrouve l’inconnue derrière la fenêtre d’un train en partance, le train de 19 h 11. Nous sommes le dernier dimanche de mars, jour où l’heure d’été a remplacé l’heure d’hiver. L’inconnue a avancé sa montre d’une heure, pas Auguste. Tous les soirs, il prend le train de 18 h 11 pour revoir celle qu’il a appelée Lune. La lune qui porte sa cicatrice.
(Présentation du livre, Bernard Campiche)