Les Imperdables
Récits

Les Imperdables est le dernier écrit d’Esther Montandon. Publié en 1980, il ne suscite que peu de réactions, tant de la part du public que des milieux littéraires. Les imperdables, ce sont ces souvenirs d’enfance qui, malgré les années, les aléas et les drames de l’existence (notamment la mort tragique de sa fille en 1960) continuent d’habiter et de nourrir Esther Montandon. Âgée de 57 ans, l’auteure ressent en effet le besoin de revisiter certains épisodes de son enfance. Pour ce récit autobiographique, Esther adopte un style moins virulent, plus poétique que dans ses précédents ouvrages. Si l’auteure semble apaisée et confère à son texte une teinte onirique, on ne peut s’empêcher d’y voir poindre une critique sociale, religieuse ou politique sévère. Esther intègre dans le recueil les chevaux de bataille qui l’ont occupée tout au long de son existence et que l’on retrouve dans Bras de fer ou dans Trois grands singes: Critique d’une Suisse frigide et minée par l’alcool, critique d’une industrialisation rapide et excessive ou critique des autorités sociales, politiques et religieuses oppressantes.

(Présentation du recueil, éditions de L'Aire)