Larsen

«Remontés dans la volvo, nous avons bu quelques gorgées de tequila. Larsen m'a appris que si quelqu'un me proposait une limousine US de 1942, 1943 ou 1944, ce serait de l'ignorance ou de l'escroquerie parce que pendant ces trois années l'effort de guerre avait interdit la construction de tout véhicule privé. Larsen aime à informer. Dans l'heure qui suivit, j'appris bien des choses encore, sur les châssis notamment qui ont longtemps fait des voitures de l'Amérique du Nord des vecteurs à très forte percussion pour leurs passagers et ceux des véhicules qui les prenaient de front.
Je bois peu, je suis sur le siège du mort. On pardonne beaucoup à ceux qui sont assis là.»

Jean-Jacques Bonvin, Larsen