Entre deux Nouvelles
L’auteure genevoise Marina Salzmann publie son premier recueil de nouvelles, Entre deux. C’est dans cet espace incertain que se déploient en effet ces dix-neuf textes peuplés de rêveurs et de monstres, qui font la part belle à l’imaginaire: l’inattendu s’infiltre dans le quotidien, l’ancrage au réel dévie et l’on se retrouve ailleurs, baigné dans l’étrangeté familière du rêve. Le sens des textes s’échappe puis se reconstruit dans des virages déroutants, les images et les objets se transforment, les chutes finissent en queue de poisson, l’instant s’ouvre à d’autres dimensions. C’est avec une grande poésie que Marina Salzmann donne forme à ces voix qui s’incarnent puis se dissolvent, comme emportées par la langue et sa souplesse illimitée.
Anne Pitteloud, Viceversa littérature 7
Bernard Cammpiche Editeur
Dans l’univers de Marina Salzmann, des monstres se promènent comme chez eux, l’étrangeté est quotidienne et ne surprend que le lecteur, happé, séduit par cette légèreté inquiétante. Isabelle Rüf, le Temps, 1.12.2012
Marina Salzmann a cofondé le trio de poésie sonore «Pas lundi» avec Heike Fiedler et Alexa Montani, et le site littéraire Coaltar.net avec Jean-Jacques Bonvin: deux espaces de liberté où expérimenter, jouer avec la langue et les voix. L’auteure genevoise publie aujourd’hui son premier recueil de nouvelles, Entre deux, du nom de l’un des récits qui met en scène une jeune femme en vacances dans sa famille pendant les fêtes de fin d’année. «Ce sont des jours qui n’existent pas. Ils n’adhèrent pas vraiment au monde. Les circonstances flottent, irrésolues. (...) On est dans l’œil bleu du temps, en son milieu, au bastingage clair qui nous entoure.»
C’est dans cet espace que se déploie le recueil, dans la perméabilité entre le rêve et la réalité, dans l’instant suspendu, éphémère, empreint de sensations, couleurs et sons, et qu’il s’agit de capturer. Ces dix-neuf textes peuplés de rêveurs et de monstres déroulent un univers tissé d’imaginaire, qui dessine sur un monde tout sauf normé: l’étrange s’infiltre dans le quotidien, l’ancrage au réel dévie et l’on se retrouve soudain ailleurs, baigné dans l’étrangeté familière du rêve, dans sa vaste liberté. Souvent le sens des textes s’échappe puis se reconstruit dans des virages surprenants, littéralement déroutants; les images et les objets se transforment sous nos yeux, les chutes suspendues laissent tinter leur séduisant mystère, l’instant s’ouvre à d’autres dimensions.
Il y a cette fille à la tête pleine de têtes qui parlent et dont les cheveux la chatouillent; cet homme qui écrit des poèmes rouges et devient fantôme aux yeux de son père; cette femme qui porte un homme sur son dos et tente par tous les moyens de s’en débarrasser; ce sommeil qui jamais ne répare une fatigue immense; des narratrices qui se dédoublent, des personnages qui surgissent, une danseuse qui disparaît, des abeilles folles et des robes fugitives qui soulignent le passage du temps. Et c’est avec une grande poésie que Marina Salzmann donne forme à toutes ces voix qui s’incarnent puis se dissolvent, emportées par la langue et sa souplesse illimitée. (Anne Pitteloud, Le Courrier, 12.01.2013)
L’auteure genevoise Marina Salzmann publie son premier recueil de nouvelles, Entre deux. C’est dans cet espace incertain que se déploient en effet ces dix-neuf textes peuplés de rêveurs et de monstres, qui font la part belle à l’imaginaire: l’inattendu s’infiltre dans le quotidien, l’ancrage au réel dévie et l’on se retrouve ailleurs, baigné dans l’étrangeté familière du rêve. Le sens des textes s’échappe puis se reconstruit dans des virages déroutants, les images et les objets se transforment, les chutes finissent en queue de poisson, l’instant s’ouvre à d’autres dimensions. C’est avec une grande poésie que Marina Salzmann donne forme à ces voix qui s’incarnent puis se dissolvent, comme emportées par la langue et sa souplesse illimitée. (ap)