Dans les pas de Byron et Tolstoï
Du lac Léman à l'Oberland bernois

Nombreux au fil des siècles furent les écrivains qui trouvèrent asile et inspiration en Suisse. À cinquante ans d'écart, Byron et Tolstoï gravirent au départ du lac Léman plusieurs chemins escarpés vers les sommets de l'Oberland bernois et vers d'autres cimes, plus intérieures. Étape après étape, tous deux tinrent un journal qui n'a plus de secret pour Mikhaïl Chichkine ; il s'élance donc, pour sept jours et pour l'éternité, sur les traces de ces célèbres randonneurs romantiques, avec un regard tout à la fois distancié et passionné. Et nous emboîtons son pas lent et régulier, qui autorise les digressions de toutes sortes, qu'elles soient historiques ou littéraires, réflexions personnelles, souvenirs plus intimes. Nous croisons Rousseau et Madame de Staël, Goethe, Rilke, Guillaume Tell, Staline, Balthus et Klee, et tant d'autres encore... L'auteur nous dévoile par petites touches une grande dimension humaine et culturelle, doublée d'une puissance d'analyse fine et originale qui bouscule parfois - et toujours calmement - les idées reçues ou le conformisme ronronnant.

Presseschau

« Est-ce l'influence de la Suisse, décor de ce délicieux carnet de voyage ? Dans les pas de Byron et Tolstoï est en tout cas un magnifique livre calme, comme imprégné d'une sorte de tranquillité majestueuse. Lancé, pour sept jours, sur les traces de ces écrivains si dissemblables, qui partirent pourtant tous deux dans les Alpes au même âge (28 ans) et depuis le même endroit (les berges du lac Léman), Mikhaïl Chichkine met son talent au service d'un très beau périple littéraire » (Raphaëlle RérolleLe Monde, 18.03.2005).

« C'est muni d'un ordinateur portable, aussi important pour lui que la fameuse ânesse Modestine pour Stevenson voyageant dans les Cévennes, que Mikhaïl Chichkine a mis ses pas dans ceux de Byron et de Tolstoï, du Léman à l'Oberland. Le poète anglais et le romancier russe ont en effet accompli, à cinquante ans d'écart, le même itinéraire pédestre de Montreux à Meiringen, et ils en ont chacun consigné les étapes dans un journal que Chichkine connaît bien. Né à Moscou en 1961, l'auteur de La Prise d'Izmaïl (lire le SC du 13.12.2003) vit en Suisse depuis 1995. L'originalité de son récit tient à sa vaste culture, au tour personnel qu'il donne à ses réflexions ainsi qu'aux confidences qu'il glisse çà et là. Emaillé de citations, son livre est illustré de gravures romantiques et de photographies de paysages d'Yvonne Böhler. […] Tout se tient, grâce aux associations d'idées d'un écrivain à la curiosité sans cesse en éveil. […] Recherchée par Byron, redoutée par Tolstoï, la mort est un des thèmes conducteurs de ce superbe récit » (Isabelle Martin, Le Temps, 30.04.2005).