De nature: poèmes ultimes [Restnatur: späte Gedichte]

Voici, pour la première fois, un de ses recueils de poèmes en édition bilingue.

On pourrait définir le style de Felix Philipp Ingold un style oxymorique en tenant compte de l'inlassable quête d'un équilibre entre séparation, différence (enjambements et césures d'une part) et union, identité (allitérations et assonances d'autre part). L'oxymore est porteur de signification et de tension, possède une violence poétique qui a grande envie de résolution au sens musical du mot.

Michael Jakob (extrait de la préface)

Presseschau

C'est là une poésie expérimentale, assez rigoureusement repliée sur elle-même, du moins dans l'intention. En fait, Ingold ne peut pas empêcher que les mots parlent, ne serait-ce que parce qu'ils ont été choisis […]
[…] les sens des mots eux-mêmes, surtout dans les ambiguïtés où le poète tâche de les plonger, creusent et comblent tour à tour le vers autour de certains mots-clés situés, pour le dire brièvement, entre l'épaisseur du "je" et le néant.

Invisible. Preuve que j'étais là

(Monique Laederach, La Liberté, 24.03.2001)