L'Enfant prodigue

Kurzkritik

Emmené par son attachement pour les mots, Jean-Louis Kuffer porte dans son dernier roman un regard distancié sur ce que furent son enfance et sa jeunesse. Vingt- huit ans après Le Pain de coucou (L’Âge d’Homme, 1983), la perception des événements a évolué, elle s’est enrichie des expériences traversées. La galerie des figures évoquées s’est élargie, mais la disparition de proches pèse lourdement sur le présent. Ces souvenirs s’inscrivent désormais, non sans un certain lyrisme, dans la fuite du temps à jamais perdu. Ils s’en trouvent comme allégés, transfigurés, prêts à passer de l’intime à l’universel. (Brigitte Steudler)