Écailles suivi de Portes battantes
C’est l’histoire d’un passage furtif. Un seuil à franchir. Dénudé. Écailles sont ces infimes protections du derme. Elles ont été ici raclées, exposant le raconteur à un dénuement, qui est aussi la vulnérabilité salutaire d’un apprentissage. Le passage – car « on ne fait que passer », selon l’expression – est orchestré par deux figures tutélaires immémoriales. Le Témoin et la Justice. Tour à tour, Mimésis et Némésis délivrent leur message crypté qu’il s’agit de resituer dans le monde, ce à quoi s’attache le raconteur pour son quotidien. Ainsi, la seconde partie du recueil s’entrevoit-elle : Portes battantes sont ressources du passage et obstacle à la fois. Dans l’entrebâillement se jouent d’incertains pas perdus au rythme desquels s’effectue la marche du raconteur.
[descriptif de la maison d’édition]