L'Altitude des orties Roman collectif en cinquante heures
Monica et Vincent sont sur la route des vacances quand ils se rendent compte que Virgile, leur fils adolescent, ne se trouve plus dans la voiture. Où et quand a-t-il disparu? Les parents angoissés partent à la recherche de leur fils, victime de leur inattention.
Dans le village de montagne où se perd la trace de Virgile, une vieille affaire criminelle refait surface. Se pourrait-il qu’un ancien tueur ait repris du service? À moins que la relation de Monica et Vincent ne soit moins lisse qu’ils veulent bien le croire, et que les trahisons intimes soient le ferment du malheur.
Huit autrices et auteurs se sont relayés pendant cinquante heures, de jour comme de nuit, toutes les deux heures. Ils ont façonné une histoire, seuls devant leur écran, mais en pleine rue, sous le regard des passants, des joggeurs ou des noctambules.
Fred Bocquet, Eric Bulliard, Sébastien G. Couture, Blaise Hofmann, Julie Moulin, Michaël Perruchoud, Bertrand Tappy et Lolvé Tillmanns ont pris le risque d’écrire sans filet : avec un sablier pour boucler ce roman dans le temps imparti; en s’adaptant aux inventions, parfois très fantaisistes, de leurs compères, comme une pièce d’impro théâtrale; en ramassant les petits détails parsemés ici et là, à chaque passage, afin de construire une histoire crédible et dense; en adoptant, enfin, un seul style. Ils se sont échinés à composer une vraie intrigue, bien loin d’un cadavre exquis, en s’appuyant sur leur force collective. Ce roman de l’immédiateté en dit beaucoup sur l’acte d’écrire, sur les histoires que l’on invente au fil de l’eau et sur celles que l’on mûrit.
(Présentation du roman, Éditions Cousu Mouche)