L'Horizon et après

Après un polar en 2019, Du sang sous les acacias, Bernadette Richard publie coup sur coup des nouvelles, L’horizon et après (Torticolis Frères) et un récit, Quêteur de vent (réédition en poche, L’Age d’homme).
Bernadette Richard écrit vite, avec la rage de dire. Et si la Chaux-de-Fonnière reste viscéralement attachée à une écriture exigeante, sans concession, ça sent le soufre sous le subjonctif. Les mecs, des fins de race insupportables de bêtise, sont expédiés dans des cercueils. Les femmes, félines à la sensualité brutale ou complètement à l’ouest, s’en sortent à peine mieux. Seuls les chats, auxquelles cette grande amie des animaux dédie plusieurs nouvelles, ont droit à la douceur caressante de mots apaisés, apaisants.
Illustrées par l’artiste Catherine Aeschlimann, parfaitement au diapason, les 25 nouvelles de «L’horizon et après» relèvent d’une moisson de textes inédits ou déjà publiés, des années 1980 à aujourd’hui. Fantastique, dystopie, amour… On y trouve même le testament de l’auteure.

(Présentation du livre,Arcinfo)