Les Myrtilles du Moléson

Giovanni Orelli
Übersetzung von: Renato Weber

Dans ces nouvelles qui passent du récit au conte ou à la fable, on retrouve les thèmes chers à l’auteur: l’école, le monde paysan, les animaux (domestiques et sauvages), l’inquiétude des mères dont les fils ont émigré, les amours de jeunesse (rêvées plus que consommées), la vieillesse, la vie et la mort. Si Giovanni Orelli les a publiées à 86 ans, sa verve insoumise n’en est pas moins accentuée. Une imagination débordante, soutenue par une ironie pleine de vie et jamais résignée, ne fait de concessions à rien ni à personne.
Corollaire presque rabelaisien de cette veine, un enchevêtrement des langues et des langages – italien standard, dialecte tessinois, citations latines, citations grecques, etc. – qui est à son apogée dans la septième nouvelle, où l’instituteur d’un village isolé des Alpes d’adonne à des expérimentations poétiques dignes de l’Oulipo.
Ces jeux côtoient une culture catholique omniprésente au même titre que les références à la culture classique polythéiste. Un mélange irrésistible, porté par un regard critique et érudit qui ne fait jamais défaut.

(Présentation du livre, éditions La Baconnière)