Gustave Roud – Gérard de Palézieux
Correspondance 1951-1976

De tous les dialogues que Gustave Roud a noués avec les peintres, celui avec Gérard de Palézieux (1919-2012) est sans nul doute le plus harmonieux et le plus fécond. Percevant très tôt chez cet artiste (de vingt-deux ans son cadet) une sensibilité et une exigence rejoignant les siennes, le poète prend l’initiative de la première lettre en novembre 1951: il propose à Palézieux une collaboration artistique. Ce sera le «poëme-image» Étoile (1952), qui inaugure un dialogue esthétique prolongé par Le Repos du cavalier (1958). Ainsi la correspondance échangée entre les deux hommes, qui se déploie sur plus de deux décennies, permet-elle d’assister à la composition de leurs projets communs, mais encore d’entrer au cœur d’une relation amicale, pleine d’affection respectueuse et d’admiration réciproque. Car si Roud a été l’un des premiers avec Philippe Jaccottet et Yves Bonnefoy à dire publiquement la valeur de l’œuvre de Palézieux, il en accompagne surtout de près les évolutions au fil des lettres et des dons que lui envoie le peintre, avec un émerveillement persistant. L’édition illustrée de cette correspondance ravivera dès lors une part du dialogue entre ces deux créateurs qui, à en croire le poète, s’avèrent «secrètement apparentés».

Sommaire :
Introduction: «Secrètement apparentés» (S. Pétermann et É. Sermier)
Correspondance 1951-1976
Annexe: G. Roud, « Gérard de Palézieux », Gazette de Lausanne, 24-25 décembre 1954
Index des noms
Légendes, sources des images et crédits photographiques

(Présentation des Cahiers Gustave Roud n° 17, 2019)