La couleur pure
Dans ce nouveau recueil, Paul Guillon (d)écrit la vie, notre existence. Des paysages d'Italie, des ambiances de famille, des regards tournés vers l'Infini. Et il y a les mots. Les mots pour partager ce qui a été vu, ou ressenti. Des mots comme des qualités des choses : impressions, odeurs, couleurs, saisies, comme fixées dans le langage. Mieux que la prose, la poésie dit l'envers du monde. Non pas sa face cachée, mais le rapport premier qu'il nous permet d'entretenir avec lui – rapport poétique, qui restitue dans « la matière noire des mots » ou les blancs de la page l'expérience d'un jour sous la couleur pure de l'écriture. Pour repousser le vide.
(Présentation du livre, Éditions Ad Solem)