La Fée Valse
La Fée Valse voudrait ne pas être un recueil de fantasmes éculés, mais une féerie. Éros y jouerait volontiers, au sens le plus large et comme dans un rêve où la chair est tellement plus réelle – comme dans un poème dont le verbe exulterait. Car ce serait avant tout une affaire de mots que ce livre de baise, au sens rabelaisien, sans rien de la gauloiserie égrillarde trop souvent liée à ce qualificatif. Ainsi ce recueil kaléidoscopique serait-il joyeux et grave, allègre et pensif, tendre et mélancolique, sérieux et ludique au sens du jeu le plus varié; aussi La Fée Valse découlerait-elle de la même recherche d’une pureté sans âge dégagée des corsets de la morale, sans obsession morose ni provocation criseuse, lâchée dans ses cabrioles matinales et vivant ensuite au gré des journées, de la jeune baise aux vieux baisers, sans cesser de rire ni de sourire à la bonne vie divine.
(Présentation du livre, L'Aire)