BullShit (ceci n'est pas une histoire d'amour)
Le Matador rentre le premier en scène. Le vainqueur selon l’histoire de la corrida. Combat incessant durant quatre actes. Le quart d’heure de la mort, le temps nécessaire pour le taureau de prendre enfin conscience. La « Muleta » n’était qu’un leurre, l’ennemi : le Matador. Analyse d’un couple pervers à travers le prisme de la corrida. Le Matador tente d’épouser la bête. Le mari, une longueur d’avance, a déjà apprivoisé sa femme. Prise au piège du manipulateur, le jeu peut alors débuter.
Dans ce huis clos suffocant, le lecteur s’étouffe parfois, reprend de l’air durant les entractes.
Cloisonnée dans le stratagème du harcèlement moral, taureau empli de volonté de vivre, Chloé s’abandonne aux règles, pensant naïvement vivre un bel amour avec Cédric. A force de sadisme permanent, sous la pression d’un homme puissant, elle se soumet. C’est sans rechigner qu’elle exécutera tous ses fantasmes, banissant le « non » de son vocabulaire. Le Matador sortira gagnant de cette lutte inégale : corrida urbaine où les règles du jeu restent immuables, seul l’instinct de l’animal pourra nous surprendre.
(Présentation du livre, Torticolis et frères)