Dans la lumière sourde de ce jardin
"L’aspect lacunaire des poèmes de Pierre Chappuis, avec leurs phrases incomplètes souvent interrompues par des blancs spectaculaires, ne doit pas être interprété comme le signe d’un manque ou d’une déficience, mais plutôt comme le ressort d’une paradoxale plénitude. Les marges de ces poèmes sont pleines de ce qu’elles ne disent pas mais donnent à entendre. Du paysage, ils suggèrent d’autant plus qu’ils décrivent moins, comme l’horizon laisse au rêve et au désir une marge inépuisable, dans la mesure où il dérobe toujours quelque chose au regard.”
Michel Collot, Paysage et poésie
(Présentation du livre, José Corti)
Pierre Chappuis versucht [...] naturhafte Übergänglichkeiten – Nieselregen, Dunst, Gegenlicht, schattenlose Trübnis («grisaille»), stockende Luft, das Rauschen von Wasser oder von wehendem Laub – so präzise wie möglich in Worte zu fassen, sie aber nicht bloss, wie realistisch auch immer, darzustellen, sondern sie in der Struktur der Verse und Strophen nachzuvollziehen: syntaktisch, rhythmisch, lautmalerisch. [...] Das Phänomen der Übergänglichkeit bringt Chappuis auf formaler Ebene unter anderm dadurch zur Geltung, dass er die meisten seiner Texte zwischen freien Versen und poetischer Prosa so diskret oszillieren lässt, dass ein Unterschied kaum noch auszumachen ist. (Felix Philipp Ingold, NZZ, 8.10.2016)