Chasse aux sorcières

Le titre du recueil est celui d’un des textes et il exprime une ambivalence présente partout parce que tout « ressasse une vieille douleur et une nouvelle révolte », la protestation émue ou ironique contre un petit monde saturé de préjugés et de violence, et l’invincible amour pour les aspects organiques de ce même monde civil et religieux en voie de disparition.

La traduction et la préface de Marie-Claire Gérard-Zai restituent et éclairent magnifiquement le monde de Plinio Martini.

Amertume, révolte, amour pour sa vallée et aversion à l’égard de la ville, superstition, chasse aux sorcières d’hier et d’aujourd’hui: à travers ces treize récits-mosaïques qui font partie d’une manière ou d’une autre de la trame des deux romans : Le Fond du sac et Requiem pour tante Domenica – œuvres majeures de l’écrivain tessinois – c’est le cheminement littéraire de Plinio Martini qui nous est révélé.

(Présentation du livre, L'Aire)