Ciao connard
« Bien des années après, quand ce connard a planté un stylo-plume décoré de chrysanthèmes et de paulownias profond dans mon ventre, j’ai compris qu’il irait jusqu’au bout, avec méthode, avec passion. »
Deux hommes sont enfermés dans une cave.
Avec un stylo-plume, un très beau stylo-plume laqué noir de marque japonaise, l’un torture l’autre. Tour à tour moqueur, abattu, lucide, le supplicié supporte de son mieux ce que son bourreau lui inflige. Il endure avec un sourire sardonique et hautain ces parties du corps qu’on lui arrache, et résiste…
Peu à peu, on comprend au travers de l’étrange conversation qu’ils ont entamée que ces deux hommes se connaissent bien, très bien même, car ce qui s’y dit relève de l’intime, du privé, du familier.
Puis on découvre que la cave est en fait une bibliothèque qui contient des ouvrages écrits de la main même du supplicié. Autant de livres que le bourreau, narquois et accusateur, brandit de temps en temps avant d’infliger ses tortures vicieuses et compliquées.
Alors, de quoi s’agit-il ? Pur délire, hallucinations, vengeance ou mise au point méthodique ? C’est en fait de tout cela dont il s’agit.
Un roman noir « psycho-déjanté », au style percutant et aux dialogues subtils. Humour, esprit et autodérision.
Un texte dans lequel on peut parfois penser à Bukowski, mais aussi à Proust…
(Présentation du livre, La Grande Ourse)