Ce que révèle la nuit Roman
Né en 1718 dans le Pays de Vaud à une époque où l’on traçait encore les contours du monde, l’astronome Jean-Philippe Loÿs de Cheseaux vit dans un siècle marqué par l’essor des sciences. À l’histoire de ce savant, Sylvie Blondel superpose le récit d’une tranche de vie de notre temps: celle d’un homme qui a découvert par hasard l’astronome et décidé d’écrire un roman.
Dans les pas de son personnage, il se plonge à son tour dans une double recherche:
les traces du chasseur de comètes, et celles de sa propre femme, qui a quitté la maison un beau jour sans plus donner signe de vie. La dimension réaliste ou biographique de de roman est délibérément écartée au profit de la fiction.
Loÿs fut avant tout un observateur: il découvrit une comète à six queues, reine de la nuit – elle pourra être observée jusqu’en mars 1944. Il la dessina avec une extrême précision. Les couleurs en sont très belles, elle a tout d’une œuvre d’art. En peinture, la comète était représentée avec un visage de femme lointaine, aux longs cheveux blonds. Loÿs fut le premier à la rendre de manière fidèle, et non pas mythologique. Chaque année, il découvrit une nouvelle belle vagabonde. Il vérifia que les comètes étaient soumises aux lois de Newton et de Kepler, celles-là mêmes qui régissent les mouvements des planètes. Sa passion trouva sa récompense dans la joie de la transmettre au plus grand nombre. Écrire, dessiner, montrer l’impen- sable. On l’appelait amicalement «le chasseur de comètes».
Présentation du roman, PEARLBOOKSEDITION
Nach ihrem Novellenband Le fil de soie (Edition de l’Aire, 2014) überzeugt Sylvie Blondel (Lausanne) erneut mit Ce que révèle la nuit. Histoire de la vie et de la mort d'un chasseur de comètes. Sachkundig und sensibel skizziert der auf zwei Zeitebenen spielende Gelehrtenroman Leben und Leid des Waadtländer Wissenschaftlers Jean-Philippe Loÿs de Cheseaux (1718–1751). Vom Großvater, dem Philosophen Jean-Pierre de Crousaz, einem Zeitgenossen Major Davels, schon früh gefördert, den Kosmos zu erforschen, stirbt der Astronom Loÿs mit nur 33 Jahren schwerkrank in Paris. Nach der im Stile Molières fabelhaft karikierten Sterbeszene wird der Schweizer Protestant neben «Juden, Schauspielern, Selbstmördern und zum Tode Verurteilten» in der Nähe von Sades Charenton bei Nacht beigesetzt. Mit der Haupterzählung alterniert die Geschichte Hektor Lenoirs, des zweiten Erzählers, der in Anspielungen auf das Pseudonym von Foucaults Freund, Hervé Guibert, sowie auf Hitchcocks Vertigo den Verlust seiner Venus, Justine verarbeitet und derweil den vergessenen Aufklärer aus der Waadt wiederentdeckt. (Katja Fries)