Arnaud Buchs est né en 1971 à Porrentruy, dans le Jura suisse. Après ses études de Lettres à Lausanne, puis à Paris VIII, il a enseigné la langue et la littérature françaises aux Universités du Michigan (Ann Arbor) et de Zurich. Il occupe actuellement un poste de maître d’enseignement et de recherche à l’Université de Lausanne. Spécialiste de poétique et de théorie littéraire, il a publié deux ouvrages sur Yves Bonnefoy (éditions Galilée), et dirigé plusieurs volumes sur la poésie contemporaine et la littérature suisse romande. Il s’intéresse aussi à l’articulation de la poétique et de l’esthétique, en particulier dans les écrits sur l’art de Diderot et de Baudelaire. Il était par ailleurs membre du comité de rédaction de La Revue de Belles-Lettres.
Bibliographie
L’œuvre d’Alexandre Voisard frappe immédiatement par sa très grande variété: à côté des poètes, le roman y côtoie le carnet, le dessin même répond aux proses les plus diverses. Mais toujours l’écriture, quel que soit le chemin qu’elle emprunte, sonne juste; elle se connaît à un ton qui n’est qu’à elle, et qui va à l’essentiel: la recherche d’une juste mesure entre le sujet et son objet. L’écriture d’Alexandre Voisard est donc avant tout parole, c’est-à-dire l’incarnation d’une personne dans le verbe. Aussi cette œuvre est-elle peut-être avant tout poétique, si l’on entend par là moins l’attention à une forme particulière que le souci jamais pris en défaut de concilier esthétique et éthique. Alexandre Voisard est le poète de Liberté à l’aube (1967) – mais pas seulement, et l’on aurait tort de réduire son œuvre à ce texte marquant, mais qui ne constitue toutefois qu’un jalon d’une écriture en perpétuel mouvement. Le Déjeu (1997) constitue un autre jalon, tout aussi important, où le poète dresse une manière de bilan de son activité.
(Présentation du livre, infolio)