Vidya Gastaldon

Vidya Gastaldon est une artiste franco-suisse, née en 1974 à Besançon, elle vit et travaille à Genève, où elle enseigne à la HEAD, ainsi que dans l'Ain dans une ferme sur le plateau de Hautevilles-Lompnes.
Vidya Gastaldon a développé au fil des années un univers proche de l'esthétique hippie et psychédélique, du New Age et du minimalisme abstrait. À travers ses dessins, ses peintures et ses sculptures, l'artiste déploie une esthétique des « états de conscience  » au-delà des références formelles ou théoriques où les notions de plaisir et d'expérience trouvent une force nouvelle.
Dans les années 1990, elle obtient successivement son diplôme aux Beaux-Arts de Grenoble, découvre les raves et la techno et reçoit un enseignement de techniques de méditation. Dans sa pratique artistique, tous ces éléments se lient. Son esthétique déploie des représentations des états de conscience. L’écriture lui permet de rendre compte de sa compréhension mystique du monde.

Bibliographie

Lausanne, art&fiction, 2025.

1994, une rave. Une jeune femme se retrouve prise dans une expérience initiatique. Elle se découvre au cœur d’un océan de perceptions.

Fleur est née à Florac, ne porte jamais de robe et reste en sécurité dans son petit théâtre. Bleu Extase est le récit de sa vraie naissance. Une naissance faite de peur et de fusion tout autant que de déchirement avant la grande respiration océanique. Les années 1970 ont déjà ouvert la voie vers de nouvelles perceptions, la découverte de Soi, les communautés hippies. Mais les «on the road» aboutissent parfois dans des culs-de-sac. Pour Fleur, enfant indigne de cette utopie, il faudra bientôt en quitter les tendres effluves. C’est un autre temps qui s’annonce à l’aube de ses 20 ans: celui des années 1990, de la techno et des raves. Se laissera-t-elle caresser par ce frémissement sonore et révolutionnaire?

À travers ce récit d’une époque où quêtes d’expériences fortes et fêtes viennent faire exploser les limites sociales et culturelles, Bleu Extase questionne aussi les identités apprises et construites. Le texte revient sur ce moment déterminant de la fin du siècle dernier qu’on a tour à tour pensé, oublié, récupéré ou essoré par la marchandisation mais qui garde encore une incroyable survivance. Techno is not dead et tout reste à faire.

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