Depuis son séjour en Californie, dans la mouvance psychédélique des années hippies, de ses embardées de-ci de-là, d’errances en silences, Yolande Favre, domiciliée à Bienne, voyage pour combler son besoin de vastitude, d’espaces intenses, pour respirer large, explorer le grand dehors et s’initier à une géopoétique du monde. Elle écrit presque toujours à l’air libre, sur les sentiers ou les routes, même sous la pluie, à pied, en bus, en train, en avion, elle écrit toujours en mouvement… et accumule ainsi carnets de route, proses poétiques, haïkus, histoires et poèmes.
Bibliographie
La Chaux-de-Fonds,
Torticolis frères,
2022.
Face aux tourments de la vie, Yolande Favre s'est inventé une thérapeutique du monde : absorbé des pilules kilométriques, des capsules cartographiques, des potions magiques de latitudes improbables et de longitudes inconnues, elle est partie à pied, en stop, en train, en bus, en avion ; elle a marché, elle a parcouru, erré, elle a déambulé... Elle a tenté de faire silence, d'apaiser le remue-ménage intérieur. La découverte de la géopoétique s'accorde à ce besoin de respiration libératrice.