Sarah Elena Müller wurde 1990 geboren. Sie arbeitet multimedial in Literatur, Musik, Virtual Reality, Hörspiel und Performance. Ihr Interesse gilt allen Formen von Text und Sprachlichkeit, technologischen und sozialen Entwicklungen, sowie tanzbarer Musik. Sie tritt im Spoken Pop Duo «Cruise Ship Misery» als Ghostwriterin und Musikerin auf, fungiert als Beatmakerin für die kongolesische Rapperin Orakle Ngoy und ist Mitbegründerin des feministischen Autor*innenkollektivs RAUF. 2015 erschien die Erzählung «Fucking God» beim Verlag Büro für Problem. Seit 2019 leitet sie das Virtual Reality Projekt «Meine Sprache und ich» – eine Annäherung an Ilse Aichingers Sprachkritik.
Bibliographie
L’enfant sanglote sous la mousse. La fenêtre est entrouverte, le sentiment risque de s’enfuir. Il faut que ses parents l’attrapent, qu’ils le conservent. Pour plus tard. L’enfant sait qu’il se passe quelque chose qu’elle ne comprend pas. Quelque chose que même les parents ne comprendraient pas. Pourtant ils devraient. Ils devraient savoir ce qu’il faut faire. À propos de l’éducatrice. Et du prix à payer. Ils avaient dit raison. Être raisonnable.
Le visage de la mère apparaît à travers un trou dans la mousse. Deux bras plongent, attrapent les épaules de l’enfant et la hissent hors de l’eau. Dans le masque de plongée, les larmes de l’enfant. La mère tire sur l’embout du tuba et débouchonne les pleurs. Le père qui est aux fourneaux s’immobilise un instant. La cuillère en bois à la main, il remue les galettes de pommes de terre dans la poêle. Qu’est-ce qui lui arrive, à l’enfant? Les galettes vont la réconforter, se rassure le père. La mère dépose l’enfant ébouriffée sur la banquette en coin. Elle ne voyait que le tuba qui sortait de la mousse, et soudain elle a entendu un sanglot s’en échapper. Elle jette au père un regard désemparé.
Zoé