Der Romanautor, Essayist und Übersetzer Étienne Barilier wurde 1947 in Payerne geboren und lebt in Pully. Nach dem Studium der Altphilologie schrieb er eine Doktorarbeit über Albert Camus. Parallel zu seiner schriftstellerischen Arbeit verfasste er Beiträge für Le Journal de Genève und L’Hebdo. Seine erste Erzählung, Orphée, erschien 1971 bei l’Âge d’Homme. Mehr als vierzig Romane und Essays folgten, sowie zahlreiche Übersetzungen aus dem Deutschen, dem Italienischen und dem Lateinischen. Kultur und Kunst, vor allem Musik, Malerei und Literatur, stehen im Zentrum seines Werks, Romane wie auch Essays, das mit zahlreichen Preisen ausgezeichnet wurde. So bekam er u.a. 1978 den «Prix d’honneur de la ville de Paris» für Le Chien Tristan, 1987 den «Grand Prix de la Fondation vaudoise pour la culture», 1995 den «Prix européen de l’essai Charles Veillon» für Contre le nouvel obscurantisme und 2011 den «Prix Bibliomedia» für Un Véronèse. Von 2001 bis 2013 unterrichtete Étienne Barilier Französische Literatur und Literarisches Übersetzen an der Universität Lausanne.
Bibliographie
C’est l’histoire d’une passion totale, dans la ville d’Hiroshima telle qu’elle était avant d’être détruite par la bombe: militarisée, sombre, où règnent le culte de la guerre et le pressentiment de la défaite. Mais sur son estuaire, avec son château, ses jardins, cette ville exerce un charme étrange. C’est là qu’un peintre occidental, obsédé par le désir d’immortaliser la beauté pure, rencontre une toute jeune fille, sans doute chinoise et victime de la guerre, qui accepte de le suivre mais demeure muette. Pris pour elle d’une passion féroce, il passe ses jours et ses nuits à la peindre et à l’aimer, la rage amoureuse de l’homme décuplant la fièvre de l’artiste.
Il n’arrête de peindre et de faire l’amour que pour errer avec sa compagne dans la ville crépusculaire. Il y rencontre les rares personnes de sa connaissance, se confie à elles, ou les défie. Il a deux buts qui n’en font qu’un: réaliser l’œuvre suprême, et mourir de la main de celle qu’il aura peinte. Mais le silence de la jeune fille et son apparente soumission ne l’empêcheront pas d’exercer sa liberté.
Bernard Campiche