Anne Burger wurde 1954 in Neuchâtel geboren. Sie studierte Literatur, bevor sie sich für einen Beruf als Krankenpflegerin, später als Lehrbeauftragte für Krankenpflege entschied. Ihr Schreiben schöpft aus ihrer Beziehung zur Natur, aus ihrem Studium der Humanwissenschaften und der alltäglichen Beobachtung des Menschens.
Bibliographie
Ce livre est né de la rencontre d’une jumelle avec une éditrice qui l’est aussi. Oui, je crois que je peux le dire ainsi.
Les éditrices sont des sages-femmes.
Pendant des années Anne Burger m’a envoyé des manuscrits. Ecrire, c’est chez elle une faim, un besoin vital :
« … jour après jour (…) je remplissais des pages et des pages de nature et de ciels ».
Les nouvelles et les poèmes, proposés à un éditeur français, sont devenus trois livres plus épais, plus beaux peut-être, plus lisses que celui-ci.
Mais c’est autre chose que je sentais bouger dans le ventre d’Anne Burger. C’est autre chose que je voulais pour nous, les éditrices jumelles.
Comment cela s’est-il passé ?
Un texte avant-coureur a-t-il surgi un jour au milieu de la célébration des saisons et des éléments, du bruissement des arbres et des secrets dérobés aux galets de la grève ?
J’ai osé risquer le mot « gémellité ». Une commande ? Presque. Au début de l’année les poèmes sont arrivés.
Drus. Crus. Heurtés. Tendres et brûlants. Singuliers.
Et j’ai reconnu l’enfant que j’avais pressenti. Si familier déjà. Les éditrices sont des sages-femmes.
(Présentation du livre, Denise Mützenberg, Samizdat)