Bibliographie
Paris,
Fario,
2009.
(...) Oui, je le crois très sérieusement, les autres hommes ne vous voient même plus, vous qui vous êtes perdus, - pour n’avoir pas osé vous perdre.
C’est à vous que je parle, comme si ma voix pouvait être entendue, hommes cernés par l’inexplicable, vous de qui la misérable présence est si consolante pour les vivants qu’elle assoit majestueusement dans le sentiment de leur dignité profonde. Vous n’avez à vous que votre anxieuse faiblesse, mais cette espérance est-elle si faible qui vous force sans trêve à regarder ? Je regarde.
Au plus pur de ma mémoire un village que je surplombe, adossé au mur des morts. (…)