Né en 1970, Alexandre Chollier vit à Genève. Son travail et ses recherches l’ont mené à publier divers textes (proses et poèmes) dans les champs de la littérature, de la géographie et de la géopoétique. Il participe et collabore à divers projets associatifs dans une optique transdisciplinaire et ouverte. À côté de ses activités d’enseignement, il conduit une recherche autour de la notion géopoétique de «monde ouvert» et de celle, plus concrète encore, de «géographicité».
Bibliographie
Le cairn fait relief. Quelques pierres empilées suffisent et voilà déjà devant vous le repère, la borne, la trace. L'artefact est en réalité si modeste et si fruste qu'il reste toujours à portée de main. Peut-être en va-t-il ainsi depuis toujours? Si sa figure se fait à l'occasion silhouette, ses noms ne manquent pas d'indiquer l'essentiel et de dessiner un monde où l'humain et le non-humain deviennent solidaires l'un de l'autre. Des noms dès lors à la présence vive: galgal, clapier, montjoie, monticule, murger, tumulus, castelet, champignon, garof, segnavia, ometto, uomo di sasso, mound, Steinmann, Steinberg, Steinpyramide, Wegweiser, radjma, kerkour, kalacha, nishan, chaps, chorten, stûpa, laptse, obo, apacheta, innunguaq, inuksuk, ... Dans le cairn rien n'est isolé, ni mot, ni chose, ni être, ni lieu. Indicateur d'une géographie concrète, le cairn dit le monde tel qu'il est.
(Présentation du livre, éditions Héros-Limite)